Classé dans : C'EST PAS MOI QUI L'AI FAIT, SALÉ, SUCRÉ, VOYAGE VOYAGE | Mots-clefs: abondance, berthoud, fondue savoyarde, fromage, glace, gruyère, myrtilles, ortie, oseille, pissenlit, plantain, reblochon, rissole, rumex, soupe, tartelette
A vol d’oiseau sur la misérable carte au dos du mini guide c’était juste à côté, mais c’était sans compter les montagnes qui barraient le chemin, et vu qu’elles ne sont pas toutes perforées de tunnels comme du faux gruyère (parce que le vrai gruyère suisse, et bah il a pas de trous, bah oui ma bonne dame c’est comme ça si j’vou’l’dis !) il a fallu (encore) se farcir les petites routes que Chouchou il aimeutant, pour descendre et regrimper tout en haut, puis redescendre dans l’autre vallée. Et même si on a dû inévitablement le refaire dans le sens inverse, et de nuit, on n’était pas mécontents de notre petite journée, l’essentiel étant de rouler doooucement, pour épargner les secousses à nos estomacs (bien plus remplis qu’à notre arrivée)…

Parce que dans une petite boulangerie on a acheté des rissoles (des petits feuilletés fourrés à la compote de poires de prunes de pommes ou même tout mélangé). Avant d’aller s’asseoir au Café de la Place, pour écrire deux cartes postales, boire un verre, se faire attaquer par huit guêpes qui en voulaient au jus de pomme de Chouchou, et faire une crise de panique dès qu’elles s’approchaient trop près (non ça c’est juste moi).
Parce que dans les boutiques il y avait de bien belles choses (qui se mangent, bah oui c’est quand même vachement plus intéressant que les magasins de babioles souvenirs made in China (bon ok pas tous j’exagère) encore que, mon amour des porte-clés kitsch avec le petit drapeau de la ville ou du pays dessus m’a fatalement fait pousser la porte du magasin à babioles pour en rajouter un à mon sac, comme ça je fais gling gling presque comme les vaches on peut pas me perdre, j’ai quand même résisté au porte-clés cloche de vache, parce que si ça ne tue pas, sorti de son contexte ça fout quand même la honte un chouilla…)

Bref, après avoir rempli le coffre de 500g de fromage fermier (d’Abondance, on n’est pas venu pour rien) d’une terrine locale pour Chouchou, et de quelques (j’euphémise mais sinon on va me prendre pour la morfale que je ne suis pas, faut pas déconner) pots de confitures diverses et variées, l’estomac criant famine, notre regard s’est vite porté sur les cartes des restaurants.

Il y avait l’Hôtel de l’Abbaye, mais c’était trop mamie pouet pouet rose dragée. On a préféré le P’tit Bistrot décoré comme un chalet, une petite vingtaine de couverts seulement à l’intérieur plus une terrasse, mais encore traumatisée par les guêpes de l’après-midi j’ai catégoriquement refusé de diner à l’air libre.


Et comme le potage mystérieux aux herbes sauvages de l’ardoise sur le mur nous intriguait, on n’avait pas d’autre choix qu’y entrer, à 19h pétantes pour être les premiers.

Comme la serveuse poussait des « eeeuh » pas très convaincants quand j’ai demandé la composition de cette soupe (merveilleuse il faut le dire) et que je suis pas du genre à lâcher l’affaire, la gentille mamie qui en était responsable est venue m’en donner les ingrédients secrets : rumex, ortie, pissenlit, oseille, plantain. Il me reste plus qu’a rassembler tout ça pour la refaire à la maison.

On a ensuite longuement hésité (parce que c’est quand même pas le genre de décision qui se prend à la légère) sur le choix du plat principal… parce qu’on s’était promis de manger une fondue avant de repartir et la fin des vacances arrivait à grands pas, et parce que la spécialité locale (le berthoud) nous faisait de l’œil de manière plutôt insistante. On a finalement opté pour la fondue, parce que depuis notre visite dans le magasin à souvenirs pas que made in China nous étions les heureux propriétaires d’un petit plat à berthoud made in Savoie tout mignon tout plein pour expérimenter une fois rentrés.
Et puis la fondue c’est rigolo on peut même jouer avec dans l’assiette…

Pour bien finir le repas, Chouchou a de nouveau succombé à sa pulsion coupe de glace de la taille d’une marmite à fondue, et parce que tout le monde le sait je suis bien plus raffinée j’ai préféré une (fabuleuse) tartelette aux myrtilles (bon ok y’avait une boule de glace avec) (oui bon d’accord une bonne dose de chantilly aussi)…

Tout ça ne nous a pas empêchés de partir de bon matin le lendemain, à pieds cette fois, pour aller pique-niquer à nouveau en haut d’une montagne, avec au fond du sac un bon morceau d’Abondance, entre un Gruyère et un Rebloch.

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Oui, c’était vraiment une super journée. Abondance est un endroit charmant, intime et préservé (de ce que j’ai pu en voir) des effets parfois néfastes du tourisme. Avec le beau temps, en plus…
Et puis le repas, même s’il nous a délestés d’une certaine quantité de dollars, je ne le regrette pas. La soupe, la fondue (et mon supplément charcuterie) qui ne nous a même pas semblé trop copieuse (on l’a finie tranquillou, comme si de rien n’était) et le p’tit dessert qui fait du bien :)
L’Abondance, c’est vachement bon, aussi. Il faudra qu’on se refasse un Berthoud un jour…
Bref, que des bons souvenirs :)
Commentaire par Chouchou 1 septembre 2009 @ 02:23Oui le berthoud c’est vrai, je l’ai même pas encore mis sur le blog…
Le « p’tit » dessert… tu veux que je mette la photo de la coupe de glace pour que tu sois plus crédible une seule seconde ? :p
Bisou chouchou :)
Commentaire par Alice Asano 1 septembre 2009 @ 02:27Hèyz ! :p
Commentaire par Chouchou 1 septembre 2009 @ 02:33Haha :p
Commentaire par Alice Asano 1 septembre 2009 @ 02:44