534 pages avant la fin du monde


Ca devait être une écharpe, et les panais gratinés à l’Epoisses.
24 janvier 2010, 02:24
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Mais c’est un peu trop large, j’aurais dû mettre une douzaine de mailles en moins. Alors je vais en faire un sac, avec une doublure à fleurs et des boutons verts. Ou marron peut-être. Mais j’hésite encore pour la bandoulière, entre du tricot vert ou quelque chose de plus rigide, parce que je mets toujours tout plein de bazar dedans et après j’essaye encore d’y faire rentrer un livre alors qu’on ne peut déjà plus le fermer. J’ai peur qu’une bandoulière en laine ne résiste pas longtemps.
Plus qu’une pelote, demain j’aurai fini. Et je recommencerai une écharpe vite, pour que Chouchou puisse la mettre avant qu’il fasse 30°C. Et un bonnet, aussi.


Pour se réchauffer après une après-midi à fouiller les sacs de pelotes soldées : 4 ou 5 panais, un gros morceau d’Epoisses, 1 c.s. d’huile d’olive, sel, poivre, ciboulette.

Lavez et grattez les panais puis coupez-les en 4 dans la longueur. Enfournez-les dans un grand plat après avoir salé poivré huile d’olivé, et laissez cuire un petit quart d’heure à 220°C. Sortez le plat du four, videz le surplus d’huile sans vous brûler, ajoutez le fromage et placez sous le grill quelques minutes le temps qu’il fonde. Servez avec la ciboulette, pour réconforter un Chouchou qui s’est affolé à cause d’un papier à renvoyer à son travail qu’il avait oublié. Mais tout est arrangé.


Vous pouvez aussi inviter les voisins (ou pas) pour vous faire pardonner d’avoir si subtilement parfumé tout l’immeuble (comme souvent). Et s’ils râlent, recommencez avec du Morbier. Ca ne sent pas moins fort, c’est juste pour le plaisir de riposter.
Mais le principal, c’est que ça dégouline.



Il faut bien terminer les clémentines, et le nombre imaginaire.
17 janvier 2010, 16:41
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Si i n’existe pas, comment peut-on le multiplier par π, et écrire que e puissance ce résultat qui n’existe pas non plus (ou alors il faut qu’on m’explique le tour de magie), y ajouter 1 et trouver 0 ? De toutes façons dès que des lettres viennent fourrer leur nez dans une opération c’est déjà suspect, et mieux vaut garder ses distances.
C’est après cette savante réflexion que Chouchou a tenté de m’expliquer les règles du baseball et que je me suis dit que même si je n’ai pas toujours fait les meilleurs choix dans ma vie, j’ai au moins eu la présence d’esprit de m’éloigner le plus possible des maths et des sports d’équipes.

J’avais pourtant adoré ce livre, et écouté le professeur aussi captivée que Root (enfin pas au point d’entamer une carrière de prof de math, faut pas déconner). Le film date de 2006 mais on l’a découvert il y a quelques jours (en compagnie d’une tablette de chocolat Ovomaltine, qu’on n’a même plus besoin d’aller chercher en Suisse depuis qu’ils en vendent chez Go Sport) après avoir englouti 739g de saumon en solde pour terminer les clémentines.


Vous vous souvenez peut-être du saumon aux pommes, oh combien délicieux (vous ne m’empêcherez pas de m’envoyer des fleurs). Alors pourquoi pas des clémentines (à la rigueur des poireaux mais bof, je préfère avec des fruits) et du pain d’épices. Non mais si ça vous hérisse le poil c’est que vous n’avez pas goûté LE saumon aux pommes et vous ne pouvez donc pas comprendre, c’est tout.

Pour les initiés, seulement : 739g de saumon en solde, des clémentines (plein), une bonne tranche de pain d’épices, un petit morceau de beurre, une grosse pincée de fleur de sel.

Enlevez les arrêtes et la peau du morceau de saumon et coupez-le en gros pavés. Pressez les clémentines jusqu’à avoir un bol de jus. Faites fondre le beurre dans une grande  poêle, ajoutez 3 c.s. de jus de clémentines et attendez que ça caramélise légèrement. Ajoutez les pavés de saumon et laissez cuire 2 min de chaque côté (il doit rester fondant à peine cuit à l’intérieur).  Sortez le saumon de la poêle et disposez-le dans les assiettes. Versez le reste de jus de clémentine dans la poêle sur feu doux et émiettez le pain d’épice dedans, mélangez jusqu’à obtenir une sauce un peu épaisse (le pain d’épices doit avoir fondu, on ne doit plus voir de morceaux).
Servez la sauce sur le saumon, saupoudrez de fleur de sel et décorez de zestes de clémentine.


Et puisqu’il y a environ une semaine c’était Noël : Bonne année !



Noël est en janvier et le tiramisu corse.
9 janvier 2010, 21:47
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Malgré un 24 décembre mouvementé, un petit détour par les urgences (non j’avais pas la grippe A, mais le type de la chambre à côté si, ils l’appelaient « le H1″) et deux bonnes semaines au lit (il y a tout de même des avantages), on a enfin pu préparer notre dessert de Noël. Certes avec un peu de retard, mais il suffit de ne pas regarder le calendrier finalement. Et de mettre le dvd du Noël de Mickey et chanter Vive le vent. Le petit sapin en plastique (on en mettra un vrai et grand quand on aura emménagé dans notre futur palace avec plein plein de mètres carrés dedans, au moins le double) n’est toujours pas rangé après tout, les petits Pères Noël en bois peint et les guirlandes d’étoiles non plus, et ils resteront là encore une ou deux semaines. Au moins.


Pour changer un peu de la bûche et avoir de quoi vous resservir plusieurs fois il vous faut : 250g de mascarpone, 2 œufs, 40g de sucre en poudre, 10cl de crème fleurette,  12 amaretti, 1 c.s. d’amaretto, une bonne 10aine de clémentines corses, 1 pincée de sel.

Pressez le jus des clémentines et ajoutez-y l’amaretto. Répartir dans 2 grands bols et réservez.
Mélangez énergiquement les jaunes d’œufs, le sucre et le mascarpone, incorporez délicatement les blancs d’œufs que vous aurez montés en neige avec une petite pincée de sel, puis la crème fleurette montée en chantilly. Vos ingrédients doivent être très froids, si vous ne voulez pas que tout se transforme en soupe.
Imbibez généreusement les amaretti dans les bols de jus et disposez-en un au fond de chaque tasse (il vous faut 6 tasses, j’avais oublié). Ajoutez une bonne couche de crème par-dessus, puis un amaretti, puis re la crème et léchez la cuillère s’il en reste.
Réservez au frigo au moins 2h avant de servir.


Décorez de tranches et de zestes de clémentines. Je voulais mettre quelques amandes effilées en plus mais j’ai oublié, j’ai sûrement besoin d’une semaine supplémentaire dans mon lit (la bonne excuse je sais, mais vous avez l’habitude).

Sinon en plus de mes confitures, j’avais aussi fait de jolies étoiles à la cannelle pour offrir. La recette est ici, et . Elle est parfaite je n’y ai rien changé, je me suis dit que ça ne serait pas très utile de la recopier.



La salade de hareng et les cadeaux de Noël
24 décembre 2009, 07:39
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Parce que vous vous souvenez je vous avais dit que je voulais préparer des confitures pour offrir à Noël, à toute la famille. Mais pour faire plein de confitures il faut plein de pots, et tous ceux des magasins étaient moches ou trop gros alors il ne restait qu’une solution : manger des harengs marinés tous les jours pendant une semaine pour récupérer les pots.  On les a préparés à toutes les sauces, histoire d’éviter quand même de mettre Chouchou en colère, on ne sait jamais…
Je me suis dit aussi que ça vous ennuierait un peu que je vous serve toutes les recettes alors j’ai gardé juste ma préférée :

Salade de harengs marinés au citron : 1 bocal de filets de hareng marinés au citron, 4 petites pommes de terre, une dizaine de rondelles de cornichons au vinaigre sucré, 2 c.c. d’œufs de lompe noirs, quelques brins d’aneth fraiche, 1 rondelle de citron.
Pour la sauce : 1 c.s. de ricotta, 1 c.s. de mascarpone, 1 c.s. de crème fraiche, le jus d’un petit citron, aneth, 1 c.c. de sucre en poudre, 1 pincée de fleur de sel.

Mélangez les ingrédients de la sauce et réservez au frigo.
Faites cuire les pommes de terre une vingtaine de minutes, refroidissez-les sous l’eau froide, épluchez-les  et coupez-les en morceaux. Ajoutez les harengs que vous aurez égouttés sans jeter les petits oignons, épices et autres bricoles qui sont dedans. Puis les cornichons, l’aneth et décorez d’œufs de lompe et d’une demi rondelle de citron. Servez avec la petite sauce.


Les pots se sont effectivement révélés bien pratiques pour mes confitures, si on oublie les heures passées à essayer de décoller les étiquettes sous l’eau chaude désespérément, pour se rabattre ensuite sur le dissolvant bien plus efficace, et les deux jours de trempette pour se débarrasser de l’odeur de poiscaille dans les pots (et de dissolvant à l’extérieur des pots)… sans oublier les deux couvercles au pas de vis bousillé, je crois que j’ai la poisse…


Il y aura aussi des chocolats, pour offrir, mais avant il faut que je les fasse… Au boulot !



Le fondant citron amande enneigé et le jardin disparu.
21 décembre 2009, 21:43
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Parce que chez nous quand il neige ça ressemble à La fin des temps. Un épais tapis blanc, de très vieux arbres et un mur très haut qui fait tout le tour, au-delà duquel on ne peut voir qu’un ciel lourd prêt à déverser encore des quantités de poudreuse. Il manque juste les licornes, la bibliothèque et les vieux rêves, l’ombre et le colonel…
On ne voit même plus la limite entre la terrasse et le jardin disparu sous la neige, ni les pierres qui entourent le massif où seuls les rosiers pointent à travers 20cm de sucre glace.
Il fallait donc un gâteau de circonstance recouvert de neige fraiche, même à 4h du matin.

Il vous faut : 2 œufs, 150g de ricotta, 75g de beurre (+ de quoi beurrer le moule), 100g d’amandes en poudre, 60g de sucre en poudre, 50g de farine à levure incorporée, le jus d’un gros citron, 1 c.c. d’écorce de citron en poudre, quelques gouttes d’essence d’amande, du sucre glace pour décorer.


Préchauffez le four à 180°C.
Battre les œufs avec la ricotta, ajoutez le beurre que vous aurez fait fondre à feu très doux, puis le reste des ingrédients. Beurrez un moule de 16cm de diamètre à bords hauts et versez-y la préparation, enfournez 25 minutes. A la sortie du four, laissez refroidir dans le moule pour que le gâteau garde sa forme. Démoulez une vingtaine de minutes plus tard et saupoudrez de neige.
Dégustez en réfléchissant au menu du réveillon.

« La neige tomba trois jours sans discontinuer, puis un ciel dégagé transforma complètement le paysage. Le soleil déversa à nouveau ses rayons sur la ville figée dans la blancheur et l’emplit en un rien de temps d’un bruit de ruissellement de neige fondue et d’un éclat aveuglant. »
page 289 (il y en a 534).